Rêve d'Ether

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J’ai vécu l’amour inconditionnel

Passeur d'âme, médium, âme, Besançon, Doubs, Franche-comté, amour inconditionnel

Parler d’amour inconditionnel est un exercice difficile.
D’abord parce que les mots ne pourront jamais restituer la beauté de ce que j’ai vécu.
Ensuite parce que beaucoup ne partageront pas ma perception de ce terme. Certains parents affirment aimer leur enfant d’un amour inconditionnel, mais à mes yeux, ce n’est qu’une infime partie de quelque chose de bien plus vaste.

Sémantiquement, « inconditionnel » signifie sans condition. Or l’amour d’un parent pour son enfant repose sur un lien filial, émotionnel, affectif : il existe donc une condition. Dans la vie quotidienne, ce que l’on appelle « amour inconditionnel » est bien souvent un amour qui dépend de quelque chose.
Alors, quelle est ma définition ?
Pour moi, c’est un amour qui vous inonde sans raison, sans attente, sans intention, sans justification. Un amour qui existe simplement.

J’ai vécu cette expérience à deux reprises.

La première fois, j’avais 18 ou 19 ans et je pense que je c’était un aperçu pour me préparer à « après »
C’était dans un rêve, ou quelque chose qui y ressemblait. Je suis allé voir ma grand‑mère, celle que j’avais déjà rencontrée dans mon enfance, devant la porte de ma chambre. Je n’avais rien de particulier à lui dire, juste l’envie d’être là. Elle m’a accueilli avec un immense sourire et m’a tendu les bras. Au moment où je l’ai touchée, mon esprit est parti loin. Je me suis retrouvé enveloppé dans un cocon doré, lumineux, d’une douceur indescriptible.
Une chaleur incroyable m’a envahi. Puis l’amour est arrivé — massif, pur, total — et j’ai plongé dans un état de béatitude absolue. Je n’avais plus aucune notion de moi, du temps, de l’espace. Juste cet amour, immense, infini.
Quand je suis revenu, le choc a été brutal. Je me suis réveillé d’un coup, sidéré, incapable de faire autre chose que sourire bêtement. J’avais l’impression d’être sur un petit nuage.

La seconde fois fut bien plus intense. C’est, selon moi, la seule fois où je l’ai ressenti pleinement.
J’avais environ 26 ans. À cette période, j’avais coupé tous mes ressentis. Ma vie était « normale ». Plus rien d’extraordinaire depuis longtemps. Psychologiquement, ce n’était pas une période facile : je faisais souvent des rêves étranges, parfois cauchemardesques. Et c’est dans l’un de ces « rêves » que tout s’est produit.
Je me promenais dans la cour en gravier de notre immeuble, l’ambiance était lourde, pesante. Le ciel gris. Je me sentais totalement seul et l’angoisse montait. C’est alors qu’un immense dôme lumineux est apparu sur la pente près des escaliers.
Je m’en suis approché. Une porte s’est dessinée, puis ouverte. À l’intérieur, un sillon circulaire entourait un îlot central légèrement surélevé — comme un moule à gâteau en forme d’anneau. Dans ce sillon, des dizaines de personnes presque identiques chantaient, sautaient, dansaient, en tournant en rond.

Attiré par cette joie, je suis entré dans le dôme. C’est là que « quelqu’un » est apparu sur l’îlot central; avec le recul, je pense que c’était un guide. Il avait une forme humaine, mais ressemblait davantage à un petit bonhomme en mousse très lumineux, sans contours précis. À peine l’ai‑je remarqué que je me suis pris un tsunami d’amour en pleine face. Plus rien n’existait, plus rien ne comptait. J’ai été balayé, noyé, submergé en un instant. Comme un papillon attiré par la lumière, je me suis avancé vers lui. Il m’a tendu une main que j’ai prise.
Ce que j’ai ressenti est impossible à décrire. C’était comme si chaque cellule de mon corps était pénétrée par l’amour qu’il dégageait. Je sentais cette vibration se propager en moi comme une onde de choc. Mon cerveau n’arrivait même plus à comprendre ce qui se passait.

Je me suis effondré à genoux, en pleurs. J’ai réussi à articuler une seule phrase : « Tu es vraiment parfait. »
Il l’était. Pas physiquement, mais dans son essence : aucun jugement, aucune peur, aucune colère, aucune tristesse. Rien d’autre que l’amour pur. Il a posé sa seconde main sur ma tête et m’a caressé les cheveux. Je ne voulais plus jamais me réveiller.
On aurait pu me proposer de mourir pour rester là : j’aurais accepté. Mais d’un simple regard, il m’a fait comprendre que je ne pouvais pas rester; que je devais revenir.
Je n’ai pas eu le temps de protester : j’étais déjà de retour dans mon corps.

Le réveil a été difficile. Les larmes coulaient toutes seules et une phrase tournait en boucle dans ma tête : Je pensais savoir aimer… mais ce n’est pas le cas.

J’ai mis plusieurs jours à m’en remettre. Toute ma vie semblait remise en question. Toutes les émotions que j’avais connues jusque‑là paraissaient insignifiantes en comparaison. Il m’a fallu du temps pour accepter que je ne pourrais jamais égaler cet amour de mon vivant.
J’ai dû travailler sur moi pour comprendre que je n’avais pas besoin d’être « à la hauteur »; que ce n’était pas le but.
Aujourd’hui encore, en y repensant, je sens cet amour vibrer en moi. Moins intensément, bien sûr, mais comme une trace indélébile. Quelque chose a changé au fond de moi ce jour‑là.
Et je sais que je suis désormais connecté à cela.

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