Question simple en apparence, mais toujours difficile à saisir.
Je m’appelle Maxime, né en 1994 dans l’Est de la France. J’ai grandi dans une famille composée de :
- Deux parents
- Deux frères bien plus âgés que moi (14 et 16 ans d’écart)
- Et d’un chien qui me suivra pendant 16 ans.
Mon enfance s’est déroulée à la campagne, dans une maison fraichement achetée par mes parents. Un maison qui, très vite, s’est révélée bien particulière.
Sinon, je suis juste moi et c’est déjà beaucoup.
Mon rapport à la spiritualité et à la médiumnité ?
La religion n’a jamais eu de place dans ma vie. Je n’ai reçu aucune éducation spirituelle, aucune croyance imposée. Pourtant, aussi loin que remontent mes souvenirs, une certitude inexplicable m’habite : il existe quelque chose après la mort.
C’est étrange de grandir avec une idée aussi forte sans savoir d’où elle vient.
D’autant plus que chez moi, on m’a appris à réfléchir, à analyser, à ne rien croire aveuglément.
Et c’est là que tout se complique : mon éducation me poussait à chercher des preuves, mais mon intuition me soufflait que les morts étaient tout autour de nous.
Aucune preuve, juste un ressenti
Jusqu’à ce que la maison de mon enfance décide de me les fournir elle-même. C’était une immense bâtisse, pleine d’histoires et de recoins, agrandie au fil des familles qui y avaient vécu. Je l’adorais autant qu’elle m’effrayait.
Peu importe l’endroit ou le moment, j’avais la sensation d’être observé; comme si quelque chose se cachait dans les ombres, silencieux mais présent.
Les nuits qui ont tout changé
La nuit était le pire moment. Bien sûr, tous les enfants ont peur du noir, mais chez moi, c’était un autre niveau. Je me sentais perdu dans un vide infini, sans repères. Tout tournait autour de moi, comme si j’avais trop bu. Je sentais des mains invisibles me toucher, partout, tout le temps, dans un brouhaha incessant.
Mes seules armes :
- Une armée de doudou
- Un point lumineux auquel me raccrocher pour éviter la panique
Encore aujourd’hui, j’ai besoin d’un peu de lumière pour dormir.

Vers 6 ou 7 ans, mes terreurs nocturnes ont pris forme : un squelette vêtu comme un roi, allongé à mes côtés. Son visage était à quelques centimètres du mien. Si je lui tournais le dos, sa main osseuse venait m’enlacer.
Lorsque j’arrivais à dormir, mon sommeil était ponctué de cauchemars récurrents qui finissait toujours au même endroit : au pied de la porte du grenier. Je sentais quelque chose de terrifiant enfermée derrière sans jamais savoir quoi.
Plus d’une fois, j’ai vu une silhouette m’observer depuis la fenêtre du grenier donnant sur l’arrière du terrain.
Les paralysies du sommeil et l’enfant au pied du lit
Les années ont passé, et à partir de mes 10 ans, un nouveau phénomène est venu s’ajouter à tout ça : les paralysies du sommeil. Ceux qui en ont déjà vécu savent à quel point c’est terrifiant. On se réveille sans pouvoir bouger, prisonnier de son propre corps, conscient mais incapable d’agir.
Dans mon cas, c’était encore pire : le squelette était toujours là, immobile, allongé à côté de moi, comme s’il attendait patiemment que je me réveille pour me rappeler sa présence. Une horreur.
Je n’ai pas le souvenir d’en avoir parlé à mes parents. Peut‑être par peur, peut‑être parce que je pensais que personne ne me croirait. Jusqu’au jour où tout a basculé.
Un matin, alors que je somnolais encore, un craquement dans la pièce m’a réveillé. Je me suis redressé d’un coup… et c’est là que je l’ai vu.
Un enfant d’environ 6 ou 7 ans, livide, debout au pied de mon lit. Il pleurait, me disait qu’il avait mal, qu’il cherchait ses parents. J’étais tétanisé, incapable de prononcer un mot. Puis il a disparu, comme s’il n’avait jamais été là. Cette fois, j’ai décidé d’en parler à ma mère.
Elle m’a expliqué que les anciens propriétaires avaient un enfant malade… et qu’il lui semblait qu’il était décédé.

Quelque chose a changé en moi à partir de ce moment‑là. Cette fois, je n’avais plus seulement une intuition : j’avais une preuve. Quelque chose existe après la mort. Les nuits qui ont suivi ont été étrangement calmes
La sortie astrale : entre beauté et terreur
Environ quatre ans après la rencontre avec l’enfant, j’ai vécu l’expérience la plus marquante de mon adolescence : ma première sortie astrale. C’est difficile à décrire tant c’était magnifique.
Je me suis vu flotter au plafond, observant mon propre corps endormi en bas. Une chaîne argentée me reliait à lui, souple, lumineuse, comme si elle pouvait s’étendre à l’infini.
La sensation était incroyable : une liberté totale, une légèreté absolue, l’impression de pouvoir tout faire, tout explorer. Je suis redescendu lentement du plafond, puis j’ai avancé vers la porte de ma chambre. Mais au moment où ma main a touché la poignée, une alarme intérieure s’est déclenchée. Un instinct primal, violent, me signalant que quelque chose clochait.

Le rêve si doux s’est transformé en cauchemar en une fraction de seconde. En me retournant, je l’ai vue : une immense ombre, le dos courbé, les bras si longs qu’ils traînaient au sol. Elle avançait lentement vers mon corps physique, et je sentais clairement qu’elle voulait me nuire. Elle dégageait la même énergie que ce que je ressentais derrière la porte du grenier… mais en pire.
En un instant, elle a saisi mon deuxième oreiller et a tenté de m’étouffer dans mon sommeil. J’ai foncé dans mon corps à une vitesse impossible à décrire. Je me suis débattu de toutes mes forces. Et au moment où j’ai rouvert les yeux, j’ai vu un sourire monstrueux et deux yeux rouges malveillants me fixer.
Et l’oreiller était réellement sur mon visage.
La présence qui m’a sauvé
Suite à cette expérience terrifiante, quelque chose a changé dans la maison. Une présence nouvelle est apparue, juste devant la porte, à l’extérieur de ma chambre. Une présence très lumineuse, douce, bienveillante. Rien à voir avec tout ce que j’avais vécu jusque‑là. C’était comme si j’avais soudain un garde personnel, quelqu’un qui veillait sur moi.
Rassemblant tout mon courage, je me suis approché d’elle. Et je ne sais pas comment l’expliquer… mais j’ai su immédiatement qui c’était. Je n’avais jamais vu son visage, jamais vu de photo d’elle, mais je n’ai pas eu le moindre doute : c’était ma grand‑mère. Le lendemain, ma mère m’a montré une photo d’elle. J’en suis resté sidéré : c’était exactement la même personne, trait pour trait. Cette confirmation m’a bouleversé.
Grâce à elle, j’ai pu retrouver le sommeil.Je n’ai plus jamais été dérangé « physiquement » dans cette maison après son apparition. Elle avait pris sa place, comme un rempart entre moi et ce qui me tourmentait. Mes rêves, eux, sont restés étranges pendant longtemps… mais plus jamais je n’ai ressenti cette menace directe. J’y reviendrai le moment venu.
Et après ?
Ces expériences, de mon enfance à mon adolescence, ont façonné mon rapport à l’invisible.
Avec le recul, j’ai parfois l’impression d’avoir grandi dans cette maison pour vivre tout cela — comme si elle avait été le point de départ de mon chemin vers la médiumnité.

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